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SANTE : Des Solutions locales pour promouvoir les bonnes pratiques de nutrition

Dans le cadre de promouvoir les soins de santé primaire au niveau communautaire, le Centre d’Information, d’Éducation et de Communication en matière de Population et Développement (CIEP) avec l’appui de l’Unicef, a organisé mercredi 26 Février 2025, une séance de cocréation avec les membres de la communauté du Quartier Yoba, Colline Magarama, dans la commune et province de Gitega. Apres avoir passé en revue tous les 8 piliers des soins de santé primaires, un des piliers a retenu l’attention des participants : la promotion des bonnes conditions alimentaires et nutritionnelles. A cet effet, l’aménagement des jardins potagers dans tous les ménages du quartier et l’élevage du petit du petit bétail se sont avérés comme des solutions viables.

Selon Dr Ndavyengenge Jean Marius, chargé de la promotion des soins de santé au Ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida, les Soins de Santé Primaires (SSP) désignent les services de santé fondamentaux qui sont accessibles et adaptés aux besoins des populations. Ils comprennent la promotion de la santé, la prévention des maladies, le traitement et la réhabilitation.

Au Burundi les SSP s’articulent sur 8 piliers notamment l’éducation pour la santé, la promotion des bonnes conditions alimentaires et nutritionnelles, la protection maternelle et infantile y compris planification familiale, la vaccination contre les grandes maladies infectieuses, la prévention et contrôle des endémies locales, le traitement des maladies et lésions courantes ainsi que les fournitures des médicaments essentiels.

La promotion des bonnes pratiques alimentaires, un engagement pris par la population de Yoba

Trois groupes composés de membres de la communauté incluant des jeunes, des adultes, des autorités et des agents de santé communautaires ont participé à cette séance de cocréation. Parmi les principaux facteurs qui sont à l’origine des mauvaises pratiques alimentaires comme évoqués par les participants, figurent   les habitudes alimentaires locales qui privilégient la quantité au dépend de la qualité mais aussi la non accessibilité à certains groupes d’aliments comme les légumes et la viande.

« La plupart de gens sont victimes de l’ignorance, propos de Térence Ntogato, un des notables du quartier Yoba.   « Avec 10.000 fbu une famille peut bien manger. Par exemple, au lieu d’acheter un sac de patates douces seulement ou une grosse pâte de manioc pour être plus rassasié, l’on peut acheter des légumes, des arachides et un peu d’huile pour équilibrer l’assiette » ; ajoute-il. Cet avis est partage Prosper Ndacayisaba, Chef de cellule Yoba-Wankana.

A l’issu de cette séance les participants se sont engagés à changer les habitudes alimentaires néfastes dans leur communauté, en faisant participer toutes les couches de la population particulièrement   les hommes et les jeunes dans les dialogues communautaires et dans d’autres initiatives communautaires visant la promotion des bonnes pratiques de nutrition.  « Pour y arriver, nous allons collaborer avec tous les acteurs collinaires » ; a signifié le chef quartier Yoba.   

Comme solutions, les participants à la Co création ont proposé de mettre en œuvre des actions concrètes entre autres l’aménagement des jardins potagers et la promotion de l’élevage du petit bétail a grande échelle. Chacun des participants s’est résolu de toucher au moins 20 ménages quitte à promouvoir cette pratique au niveau de tout le quartier ; a conclu Ndikumasabo Arnaud ; communicateur au CIEP qui a facilité cette séance.

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