De nos jours, les cultivateurs se tournent de plus en plus dans la culture de la nouvelle variété de maïs dite « Tubura ». Pour Ndimurirwo Félix, agronome de la zone Mutaho, commune Bugendana, province Gitega, il importe que les agriculteurs maitrisent et adoptent les techniques de fertilisation requises pour accroître davantage la production.
« Pour l’espèce Tubura comme pour d’autres plantes, l’utilisation d’engrais chimique est précédée par la préparation d’un compost pour apporter des fertilisants naturels », indique M. l’agronome qui précise qu’en plus de leur rôle dans la fertilisation des plantes et du sol, les fertilisants naturels empêchent que l’engrais chimique détériore les semences lors de la première mise en terre.

Pour le cas du Mais Tubura, la fertilisation se fait en deux principales étapes, avec différents types d’engrais, indique-il. Au moment de la plantation, il est conseillé d’utiliser l’engrais Imbura, tandis que Totahaza est utilisé lorsque la plante atteint le stade de six feuilles.
Mieux doser la quantité de fertilisants
Au moment du traçage des lignes et des fosses où sont implantes les semences, l’agriculteur ne doit pas utiliser une houe neuve, fait savoir cet agronome. Il explique que celle-ci risque de creuser une fosse trop profonde à cause de sa grande dimension et conseille plutôt aux cultivateurs d’utiliser une houe en peu usée, d’une dimension de 20 cm sur 20 cm. « C’est une dimension standard pour que l’engrais chimique agisse efficacement sur la croissance d’une plante. », fait-t-il remarquer.
Cet agronome explique toute la procédure de fertilisation. « L’agriculteur doit d’abord mettre du fertilisant naturel dans la fosse, et y ajouter ensuite de l’engrais chimique de type Imbura tout en respectant la dose indiquée, et couvrir ces fertilisants par une petite quantité de terre. Enfin, la semence est place au-dessus, précisément au centre, et couverte par une autre petite quantité de terre.
Dans chaque fosse, il est recommandé de mettre un a deux grains de maïs seulement. Au-delà, les plantes ne poussent pas bien et la fertilisation devient inefficace ce qui fait chuter la production
Quand le maïs atteint déjà six feuilles, l’agriculteur utilise l’engrais chimique Totahaza ou l’urée qui aide dans la croissance rapide et le bon développement de la plante.
A cet étape, l’agronome attire une attention particulière des agriculteurs » une distance d’au moins 10 cm à partir de la tige de la plante doit être respectée pour que la composition chimique ne détériore pas la plante. De plus, la quantité utilisée est la moitié de celle indiquée pour l’engrais Imbura », précise-t-il.
Si les moyens le permettent, l’agriculteur peut appliquer encore une fois l’engrais chimique Totahaza ou l’urée après 45 jours, pour fertiliser davantage la plante et assurer une meilleure production, conclut. M. Ndimurirwo.
Un des agriculteurs s’expriment…
Niyonzima Gérard, cultivateur de la colline Mushikanwa et facilitateur chargé de sensibiliser la communauté autour des techniques agricoles témoigne : « Quand le climat est favorable et que j’utilise les techniques de fertilisation requises, 1 kg de semence du Mais Tubura produit environ 400 kg au moment de récolte », estime-t-il.

Pour améliorer le rendement agricole de cette culture, cet agriculteur invite ses paires à respecter les conseils donnés par des agronomes et leurs collaborateurs lors des séances d’éducation et d’information qu’ils tiennent régulièrement avec la population.